Gilbert Lafaille

 GILBERT

LAFFAILLE

                                     Photo : Michel Lidvac

Depuis quand écris-tu et qui t'as donné l'envie d'écrire ?

J' écris depuis trente-cinq ans environ mais j'ai toujours eu  envie et besoin de m'exprimer.
C'est d'abord la vie, ma vie, qui m'a poussé à écrire puis par la suite j'ai découvert qu'il   existait des artistes et certains m'ont influencé: les Frères Jacques d'abord, puis les jazzmen, puis Bob Dylan, Boby Lapointe et tout le reste a suivi!

 Comment pratiques-tu.......as-tu une méthode de travail ?

J'écris généralement à ma table dans mon bureau. Parfois, dans la rue, je prends des notes mais c'est rare. En période d'écriture j'ai des horaires réguliers, je me mets à ma table tous les jours pendant des semaines, des mois... et je ne lâcheque quand c'est fini. (si c'est jamais fini...)

 Ou trouves-tu ton inspiration et quels sont tes thèmes préférés ?

 Je trouve mon inspiration partout, dans ce qui me touche, m'émeut, me révolte, m'amuse, m'attendrit, me met en colère. Mes thèmes préférés sont les thèmes larges, c'est à dire ceux qui se prêtent à plusieurs interprétations possibles.

 Est-ce que ta gomme est un instrument utile pour écrire ?

 Oui, j'aime la gomme. J'écris d'abord au crayon, puis à l'encre, puis à l'ordinateur. Puis je rature à la main les feuilles imprimées.
 

As-tu un ordre bien défini , paroles puis musique ? La rythmique et la mélodie te « trottent »-elles déjà dans la tête ?

Les meilleures chansons sont celles qui arrivent déjà finies... ou presque, paroles et musique ensemble, bien sûr ! Par la suite la rythmique peut évoluer, certaines notes aussi ainsi que certains mots. Mais une chanson c'est d'abord trois mots sur trois notes, après ce
n'est que du travail et du développement.


 La page blanche te hante t-elle ?

Non, je ne suis pas hanté par la page blanche, ou plutôt je ne le suis plus.Je me suis aperçu, bien malgré moi, qu'il existait des choses  plus importantes que cela.Comme par exemple ne plus avoir de temps pour écrire ou ne pas avoir envie de dire ce que l'on a sur le coeur.Ou ne plus sentir son coeur.


 As-tu des périodes privilégiées pour écrire ? Peux-tu écrire à la demande ?

Les périodes privilégiées sont celles où l'on a du temps et où la  vie vous laisse tranquille... pour écrire. Je peux bien sûr écrire à la demande mais ensuite l'idéal c'est qu'il y ait un deuxième temps pour pouvoir revenir sur le premier jet et y glisser un supplément d'âme. C'est ce qui fait la différence entre les paroliers et les auteurs : l'âme.
 

Ecris-tu pour d'autres ?

J'ai écrit pour quelques amis: Véronique Pestel, Francesca Solleville, Allain Leprest, Romain Didier, le groupe Vies à vie.
 

Ecrire est-il vital pour toi ?

 Joker.
 

Les périodes d'écritures sont-elles éxaltantes ou déprimantes ?

Cela dépend, toujours exaltantes quand on sent la fin proche. C'est en tous cas un travail très fatigant qui réclame beaucoup également à l'entourage: en période d'écriture je suis "ailleurs".
 

Si tu devais donner un seul conseil à un débutant parolier , ce serait lequel?

 Ecrire moins et mieux. On peut toujours écrire mieux.
 

Ta chanson préférée ?

Celle qui me touche, celle qui m'éveille, celle qui me fait voir et entendre: "In The Upper Room" par Mahalia Jackson.

Merci Gilbert

"Greenwich" de G.Laffaille

 

 




 
 
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